SOERE-PRO : Impacts environnementaux du recyclage de produits résiduaires organiques sur les écosystèmes cultivés
Cadre Général
Créé, pour les plus anciennes, il y a une vingtaine d’années, les Zones Ateliers sont conçues comme un réseau inter-organismes de recherches interdisciplinaires, coordonnées et organisées territorialement à une échelle régionale ( http://www.za-inee.org ). Elles sont en prise directe avec les questionnements émanant du monde des gestionnaires, des politiques et des associations.
Elles partagent, avec les LTER américains, un cadre conceptuel commun mettant en avant les processus intégrateur et itératif des interactions socio-écologiques (Fig 1). Le cadre social et le cadre bio-géophysique sont en interaction permanente par le biais des forçages induits par l’homme (pulses et tendances) et les services écosystémiques. L’identification et la quantification des modifications des services écosystémiques nous permettent d’évaluer les conséquences des actions de l’homme à des échelles de temps courtes ou longues et de ce fait la durabilité, la résilience et l’adaptabilité des systèmes.
L’ensemble des ZA (10 sites actuellement et fig2) offre une diversité de situations contrastées du point de vue des milieux et des systèmes sociaux. Chacune de ces ZA correspond à une zone géographique à l’échelle d’un territoire caractérisé par une unité fonctionnelle/écosystème : bassin versant, agro-écosystème, etc. Au sein de chacune des ZA, différents sites instrumentés on été mis en place afin de réaliser des observations et/ou des expérimentations. Les ZA sont donc construites en réseau : réseau de sites pour chaque ZA et un réseau de ZA à l’échelle nationale et internationale puisque nous collaboront avec les dispositifs équivalents en Europe (LTER Europe : http://www.lter-europe.net/), aux Etats unis (LTER US : http://www.lternet.edu/) ou à l’échelle de la planète (ILTER : International Long Term Ecological Research : http://www.ilternet.edu/).
Les systèmes et les thèmes présents au sein des ZA actuelles sont :
• les grands fleuves et leurs bassins versants en association avec la problématique des services écosystèmiques et de la gestion des ressources en eau: Seine, Loire, Rhône, Moselle ;
• les agroécosystèmes en relation avec la variabilité de l’usage des terres et des ses effets sur la biodiversité : Armorique, Alpes, Plaine & Val de Sèvres ;
ZA « Piren Seine », ZA Bassin du Rhône, ZA Alpes, ZA Moselle, ZA Loire, ZA Atmorique, ZA Plaine & Val de Sèvres, ZA Environnement antarctique et subantarctique, ZA Environnement Urbain (Strasbourg) et ZA Hwange.
• les changements climatiques et leurs effets sur la biodiversité ou sur le fonctionnement des écosystèmes : Terres australes et Alpes ;
• la gestion des territoires et la protection de la biodiversité : Hwange, Plaine & Val de Sèvres ;
• les écosystèmes urbains : Environnement Urbain (Strasbourg) ;
Les thèmes de l’évolution de l’usage des sols (urbains et ruraux), du fonctionnement et de l’usage des hydrosystèmes, Changements climatiques, des Cycles hydrologiques, des Cycles biogéochimiques, de la modification des structures biotiques, des changements de la Biodiversité, des changements de l’usage des terres (gestion et couverture), de la modification des fonctions et services ecosystémiques, du poids des héritages anciens et de la gouvernance sont en fait communs à la plupart des Zones Ateliers. Ils sont ainsi déclinés au sein d’un gradient d’anthropisation : depuis les agro écosystèmes jusqu’aux écosystèmes urbains.
L’expertise et les données acquises au sein des différentes ZA au cours de ces dernières années font de ces sites des endroits privilégiés à l’échelle nationale pour étudier toutes les nouvelles interactions pouvant se mettre en place au sein des socio-écosystèmes considérés.
Cette diversité des situations étudiées implique un fonctionnement actif en réseau ayant pour objectif de se saisir de questions scientifiques partagées, de mutualiser des méthodologies (modélisation, systèmes d’information, inter opérabilité des bases de données) et mener des réflexions prospectives. Ce fonctionnement en réseau permet ainsi de poser des questions identiques sur des systèmes contrastés en raison de pulses et de pressions différentes de l’homme sur le cadre bio-géophysique. Le dernier exemple est celui des écosystèmes urbains, et en particulier de la dynamique de l’eau et de la biodiversité qui sont différentes d’une ville à une autre en fonction des décisions politiques locales même si un cadre national et européen existe.
Insertion Internationale
Les ZA sont membres du réseau Alter net (REX Alter net : http://www.alter-net.info/), à ce titre elles sont également identifiées au sein du réseau LTER Europe (http://www.lter-europe.net/). Elles contribuent également à la dynamique du réseau ILTER (International LTER : http://www.ilternet.edu/). Trois séminaires ont été organisés avec les LTER US en 2008, 2009 et 2010 afin d’assoir les bases d’une collaboration durable dans le domaine des écosystèmes urbains et des agroécosystèmes. Une école thématique commune sera organisée en 2011.
Quelques chiffres
Les effectifs :
Les ZA rassemblent plus de 500 collaborateurs pour environ 215 ETPT au sein de 88 laboratoires.
60% sont membres de laboratoires CNRS (InEE, INSU, InSHS) –Université , 9% du CEMAGREF, 7% de l’INRA et 24 % de laboratoires reconnus par le ministère.









