Premières rencontres scientifiques d’AllEnvi

Une réflexion transverse et collective des scientifiques d’AllEnvi pour prendre les futures orientations en matière de recherche environnementale, telle était l’ambition des premières rencontres scientifiques d’AllEnvi.

180 scientifiques de la recherche environnementale se sont réunis les 27 et 28 mars au siège de Météo France, pour les premières rencontres scientifiques de l’Alliance. Des rencontres qui ont privilégié l’approche transversale des travaux scientifiques menés dans le cadre d’AllEnvi, en relation avec les enjeux sociétaux auxquels ils visent à répondre.

Ces rencontres apportent également une réflexion collective sur les futures orientations de recherche de l’alliance et sur ses prochaines actions au plan national et dans l’espace européen de la recherche.

180 scientifiques du domaine environnemental se sont réunis pendant deux jours au siège de Météo France, pôle GéoSciences à Saint-Mandé pour mener une réflexion transversale sur les thématiques environnementales qui sont du champ de l’Alliance nationale de recherche pour l’environnement.

La Terre et les sociétés humaines constituent un ensemble de systèmes où chaque élément, inter réagissant en permanence avec les autres, ne peut être étudié uniquement de façon disjointe. Les priorités scientifiques, et au-delà, la programmation de ces priorités doit en tenir compte. C’est pourquoi l’Alliance a centré ses premières rencontres sur une approche décloisonnée et transversale des thématiques. L’alliance offre le cadre idéal où mener une réflexion de ce type, puisqu’elle réunit la quasi totalité des organismes et des laboratoires qui en France travaillent  sur l’environnement, laboratoires où travaillent les meilleurs spécialistes des disciplines qui permettent de l’étudier.

Trois ateliers scientifiques ont formé le cœur de la réflexion :

Les sujets abordés concernaient les douze groupes thématiques de l’Alliance et portaient sur trois grandes problématiques :

  • Fonctionnement des écosystèmes dans toutes leurs dimensions,
  • Gestion des risques et résilience des écosystèmes, des sociosystèmes et des agrosystèmes,
  • Prévisions et scénarios à long terme pour l’environnement, toutes questions transversales aux douze thématiques de l’Alliance et mobilisant toutes les disciplines et les compétences de tous les membres et partenaires de l’Alliance.

La conférence introductive d’Hervé Le Treut, climatologue, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie, membre de l’Académie des sciences a positionné le débat sur l’approche systémique et lancé les travaux.

 

 Vision croisée avec les porteurs d'enjeux, table ronde avec , de droite à gauche : Daniel Villessot, Pierre Valla, Bruno Sido, Roger Genet, et Pierre Grison

Un dialogue entre chercheurs et porteurs d’enjeux

La recherche environnementale ne peut se dissocier des enjeux sociétaux : les rencontres ont débuté par un échange entre les scientifiques de l’Alliance participant aux rencontres et des porteurs d’enjeux : le président de l’OPECST, Bruno Sido, des représentants d’acteurs du monde économique et de représentants de la société civile : Daniel Villessot, directeur du pôle de compétitivité DREAM et Pierre Grison, de l’association 4D, Roger Genet, directeur de la recherche et de l’innovation au ministère en charge de la Recherche et Pierre Valla, adjoint au directeur de la recherche et de l’innovation au Commissariat général au développement durable du ministère en charge de l’écologie.

Des données fiables et l’association systématiques des SHS

A l’issue des rencontres, les scientifiques se sont tous accordés pour mettre la question de l’acquisition de données fiables au cœur des priorités en matière de recherche environnementale : " les réseaux et systèmes d’observation en environnement doivent devenir une mission régalienne. "

Ils se sont aussi accordé sur l’apport incontournable des sciences humaines et sociales, qui doivent irriguer tous les travaux dans toutes les thématiques. Les exemples analysés ont mis en évidence que la question environnementale est aussi – et peut-être surtout- une question de changement de comportements, de perception, d’acceptabilité sociale et économique avant d’être une question technique. « Il faut passer d’une économie de stock à une économie de flux, cela induit d’autres comportements et une autre manière de produire », a indiqué Pierre Grison, de l’Association 4D. « Le développement ne peut plus se faire indépendamment de la population, a souligné Bruno Sido. Sa demande est forte auprès de la communauté scientifique  pour mieux apprécier les risques et leurs conséquences, Et sur ces risques et ces conséquences, c’est aux populations de se prononcer sur l’acceptabilité. » Le Président de l’OPECST a également souligné la nécessité d’informer le public, et de communiquer auprès des media, de les former même, afin qu’elles relaient correctement les messages auprès du public, y compris dans leur complexité.

Des programmes transverses identifiés

Le comité de pilotage scientifique a enfin dégagé une liste non exhaustive de programmes transversaux sur lesquels l’alliance doit travailler dans les deux prochaines années :

- les services climatiques,

- les études de prévisibilité

- la synergie recherche / opérationnels (utilisateurs)

- l’ingénierie écologique

- la métrologie et l’analyse de données

- la diffusion des scénarios aux utilisateurs

- la prospective : notamment les prospectives sociétales d’ici à  2050, pour présenter des scénarios aux décideurs.

Publiée : 29/03/2012

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