Dissémination et effets des contaminants dans l’environnement, pour une nouvelle initiative de recherche

Dans un rapport remis mardi 4 juillet 2013 au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, les alliances AllEnvi, Athéna et Aviesan proposent la création d’une Initiative française pour la recherche en environnement-santé.

L’objectif de cette Initiative française pour la recherche en environnement-santé (Ifres) serait de structurer les forces de recherche pour mieux comprendre, prédire et prévenir les dangers liés à la dissémination des contaminants dans l’environnement.

Le rapport

Le rapport remis dresse un état des lieux des compétences, de la production scientifique, et des infrastructures de recherche mobilisables et décrit l’organisation territoriale du dispositif national. Il identifie les défis scientifiques et propose des orientations en termes de programmes, d’infrastructures, d’expertise et de formation.

Des milliers de contaminants chimiques, physiques et biologiques

Les conséquences de la présence dans l’environnement de ces contaminants sur la santé humaine et sur celle des écosystèmes sont l’une des préoccupations majeures de nos concitoyens. Un effort de recherche sans précédent est nécessaire pour comprendre ces effets, éclairer les pouvoirs publics et informer les populations.
L’Initiative française pour la recherche en environnement-santé (Ifres) en toxicologie, écotoxicologie et épidémiologie, proposée à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche constitue la réponse à la feuille de route du Premier ministre dans le cadre de la transition écologique.
Cette initiative propose une organisation unique pour faire progresser significativement les connaissances dans un domaine d’intérêt comme les perturbateurs endocriniens, les nanoparticules… Une mobilisation rapide s’avère nécessaire en cas de crise sanitaire et environnementale. Interlocuteur unique pour les industriels, l’Ifres doit être un moteur pour le développement de la formation et de l’expertise à l’échelle internationale. Elle devrait permettre de faire évoluer les approches actuelles au profit d’une nouvelle vision plus intégrée en toxicologie, en écotoxicologie, en sciences humaines et sociales et plus généralement en environnement-santé.

Le plan d’action

Le plan d’action de l’Ifres propose 19 actions déclinées à partir de 4 missions : renforcer les capacités de recherche, organiser de réseaux capables de mener des projets d’envergure, programmer et soutenir des appels d’offre nationaux et régionaux, créer des capacités d’expertise pour les pouvoirs publics et les industriels.

Le contexte

A l’occasion de la conférence environnementale, le gouvernement a affirmé le caractère prioritaire de la recherche dans le champ environnement-santé. Il a demandé aux alliances AllEnvi (sciences de l’environnement), Athéna (sciences humaines et sociales) et Aviesan (santé), d’élaborer un plan d’action pour dégager les objectifs et les priorités de recherche dans ce domaine élargi de la toxicologie, écotoxicologie et épidémiologie, identifier les moyens à mettre en œuvre et organiser le suivi. Les propositions de ce plan doivent s’intégrer dans le troisième Plan national santé-environnement (PNSE 3), le PNSE 2 arrivant à échéance fin 2013.

Publiée : 15/07/2013

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