Y a-t-il des « bons » et des « mauvais » aliments ?

Y a-t-il des « bons » et des « mauvais » aliments ? C'est la question posée lors de la douzième conférence-débat des mercredis du Pavillon de la France.

Intervenant Jean-Michel LECERF  -  Animatrice Guélia PEVZNER

Mercredi 17 juin de 14h30 à 16h

« Mange pas ça, c’est mauvais pour ta santé ! ». Combien de fois n’avons-nous pas entendu cet avertissement au moment de plonger la cuillère dans le pot de Nutella, ou la fourchette dans une belle assiette de frites arrosées de mayonnaise ? La France, après d’autres pays, s’interroge aujourd’hui sur la mise en place d’un « code couleur » sur les emballages des produits alimentaires pour informer les consommateurs sur leurs qualités nutritionnelles. Ce nouveau code pourrait comporter cinq couleurs, selon que l'aliment est plus ou moins vertueux. Vert pour celui qui est bon pour la santé jusqu'au rouge pour celui qui ne l'est pas.

De nombreux professionnels craignent, notamment, qu'un tel code ne soit stigmatisant pour les produits étiquetés en rouge et soulignent que "manger uniquement des produits affichant un logo vert ne garantit pas une alimentation équilibrée". " Aucun aliment n'est mauvais, il faut apprendre à le manger, à le déguster, en donnant la priorité aux sensations alimentaires », insiste ainsi le docteur Gérard Apfeldorfer, du Groupe de réflexion sur l'obésité et le surpoids (GROS).

Qu’en est-il exactement ? Pour sortir des débats souvent trop simplistes, ou caricaturaux, Monsieur Jean-Michel LECERF, interrogé par Madame Guélia PEVZNER, répondra aux questions des participants après avoir préalablement fourni les clefs permettant de mieux comprendre le contexte et les enjeux des débats.

Jean-Michel LECERF est médecin spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques, il se consacre à la nutrition depuis 32 ans.  Après avoir exercé comme médecin généraliste, puis endocrinologue en libéral, il est désormais Chef du Service de Nutrition  et Professeur associé à l’Institut Pasteur de Lille et exerce également au Centre  Hospitalier  Régional et Universitaire de Lille.

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