Quelle place pour la viande dans les régimes alimentaires ?

Quelle place pour la viande dans les régimes alimentaires ? C'est la question posée lors de la 46e conférence-débat des mercredis du Pavillon de la France.

Intervenant Jean-Michel LECERF  -  Animateur Stéphane SANDRE

Mercredi 21 octobre de 14h30 à 16h

En 2010, un Français, à l’âge adulte, avait consommé en moyenne 390 g de viande par semaine (55 g par jour),  soit 66 kg par an et par habitant.  A titre de comparaison, la consommation annuelle de viande est aujourd’hui d’environ 75 kilos aux Etats-Unis alors, qu’à l’opposé, elle est inférieure à 10 kg dans près de 20 pays en développement. Si la viande apporte une contribution favorable à notre alimentation grâce aux protéines de grande valeur biologique (c’est-à-dire riche en acides aminés essentiels), au fer, au zinc et aux vitamines qu’elle contient, de plus en plus de voix s’élèvent pour remettre en cause sa prépondérance dans les régimes alimentaires.

S’agissant de ses impacts en matière de santé, des études ont montré qu'une alimentation trop riche en viande rouge augmente le risque de cancer du côlon. Au niveau de la production, on lui reproche, outre les conditions dans lesquelles sont élevés et abattus les animaux, ses émissions de méthane, sa consommation en eau, ou le fait que 70% des céréales cultivées dans le monde sont destinés aux animaux. Pour nuancer ce tableau, rappelons que l’élevage est reconnu  comme pouvant contribuer à réduire la pauvreté rurale dans nombre de pays en voie de développement et comme un moyen (souvent le seul) pour valoriser les territoires difficiles, y compris en France. Alors, quelle place pour la viande dans les régimes alimentaires ?

Pour sortir des débats souvent trop simplistes, ou caricaturaux, Monsieur Jean-Michel LECERF, interrogé par Monsieur Stéphane SANDRE, répondra aux questions des participants après avoir préalablement fourni les clefs permettant de mieux comprendre le contexte et les enjeux des débats.

Jean-Michel LECERF est médecin spécialiste en endocrinologie et maladies métaboliques, il se consacre à la nutrition depuis 33 ans. Après avoir exercé comme médecin généraliste, puis endocrinologue en libéral, il est désormais chef du service de nutrition et professeur associé à l’Institut Pasteur de Lille et exerce également au Centre hospitalier régional et universitaire de Lille.

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