H+ international - réseau international de sites hydrogéologiques

H+ international est un réseau de sites expérimentaux pour mieux connaître les transferts d’eau, d’éléments et d’énergie dans les hydrosystèmes souterrains.

Le Soere regroupe les systèmes d'observation H+ (Ploemeur, Poitiers, Majorque, Larzac), ainsi que 4 sites pilotés par des partenaires français (LSBB, Hyderabad) et européens (Llobregat, Krauthausen).

4 missions

Le service d’observation H+ a été crée en 2002, avec quatre missions principales :
La mission première du Soere H+ est de maintenir et de coordonner un réseau de sites expérimentaux capables de fournir des données pertinentes – y inclus des chroniques ou expériences long terme – pour la caractérisation, la quantification et la modélisation des transferts d’eau, d’éléments et d’énergie dans les aquifères souterrains. Cet outil expérimental performant doit être construit avec la plus grande exigence scientifique pour en faire un réel outil de recherche fondamentale de niveau international.

Des objectifs scientifiques spécifiques et complémentaires sont définis en fonction des sites instrumentés : l’impact de l’exploitation sur le cycle de l’eau (Ploemeur et Hyderabad), le couplage entre la matrice poreuse et les structures fortement localisées (fractures ou karsts) (S.E.H. Poitiers), le cycle de l’eau sur de grands systèmes karstiques (Durzon), le monitoring des intrusions d’eau salée (Majorque), les écoulements dans la zone non saturée (LSBB), le développement des méthodes d’imageries géophysiques (Krauthausen), la technologie de barrière hydraulique contre les intrusions d’eau saline (Llobregat).

Le couplage mesures/théories/modèles est une mission fondamentale du SOERE H+ ; la modélisation, à quel niveau qu’elle soit, est un outil indispensable à la prédiction. L’observatoire a pour vocation de créer un lien pérenne entre les équipes de recherche intéressées par les aspects théoriques, numériques ou expérimentaux des transferts en milieu hétérogène.

Pour 3 cibles

Pour les décideurs et les gestionnaires de l’eau
La pression démographique et le développement de notre société impliquent une forte augmentation des besoins en eau potable. L’eau souterraine représente une ressource importante, moins exposée aux risques de pollution et aux fluctuations climatiques que les eaux de surface. Cependant cette ressource peut s’avérer plus difficile à exploiter du fait de la forte inhomogénéité des milieux souterrains en termes de caractéristiques physico-chimiques (porosité, perméabilité, réactivité chimique, ...) qui induit une très grande variabilité des vitesses de circulation et donc des temps de transfert de l’eau et des éléments associés. Dans le cadre de l’observatoire H+, le développement conjoint de dispositifs d’observations, de protocoles expérimentaux, d’outils de mesure et de méthodes de modélisation doit permettre, à terme, une bien meilleure compréhension quantitative des aquifères, et donc de meilleurs outils de gestion et de protection de la ressource.

Pour les scientifiques
Les difficultés de prédiction des transferts d’eau et d’éléments en solution dans les milieux souterrains ont trois origines principales :

  • Le milieu souterrain est en général très peu connu, car il n’est accessible à la mesure directe que par les forages ;
  • Des hétérogénéités (telles que les fractures) sont présentes à toutes les échelles (du micromètre au kilomètre), posant de manière centrale la question pratique, mais aussi théorique, du changement d’échelle, c’est-à-dire l’extrapolation de mesures locales à l’échelle du site ;
  • Ces hétérogénéités d’écoulement peuvent être couplées avec des réactions (bio) chimiques à l’interface entre la roche et l’eau.

Des progrès scientifiques importants ont été obtenus ces dernières années sur le plan théorique ou par l’expérimentation en laboratoire. Il est maintenant nécessaire d’avoir des expériences parfaitement documentées sur le milieu naturel, avec des durées compatibles avec la dynamique du système. Le service d’observation H+est une structure qui répondà ce besoin de la communauté scientifique en permettant la mise en commun d’infrastructures et de moyens de terrain, le développement de nouveaux outils, l’archivage et la mise à disposition des données.

Pour la formation et le grand public
L’observatoire H+ assure une communication très active vers des publics non scientifiques par le biais de conférences scientifiques, de visites de sites, d’expositions, d’informations mises sur le site internet, etc.. Il a pour objectif de répondre à la fois à la préoccupation grandissante des consommateurs vis-à-vis de la qualité de l’eau, et au besoin pour le public de comprendre les grands enjeux environnementaux des prochaines décennies. L’observatoire est aussi un outil pour la formation des étudiants qui est mis à disposition des universités. Il permet de mettre les étudiants en condition réelle d’exercice du métier d’hydrogéologue avec les outils d’investigation et de modélisation les plus récents et les plus performants.

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