OPE - Observatoire pérenne de l’environnement

L’Observatoire pérenne de l’environnement (OPE) associe  une garantie de pérennité a minima centennale, un territoire d’observation étendu de 900 km2 où plusieurs écosystèmes et bassins versants sont représentés, avec un champ d’action très large qui couvre l’étude simultanée des compartiments physiques et biologiques de l’environnement.

Situé sur les départements de Meuse et de Haute/Marne, l’Observatoire pérenne de l’environnement (OPE) présente des caractéristiques remarquables associant  une garantie de pérennité a minima centennale (en lien avec les exigences réglementaires appliquées à l’exploitation réversible d’un stockage géologique), un territoire d’observation étendu de 900 km2 où plusieurs écosystèmes et bassins versants sont représentés et un champ d’action très large qui couvre l’étude simultanée des compartiments physiques et biologiques de l’environnement.
Déjà intégré dans une dizaine de réseaux nationaux et internationaux  comme le Réseau de Mesure de la Qualité des Sols, les protocoles Vigie-Nature du MNHN,  le SOERE F-ORE-T ou ICOS, l’OPE vise à constituer un site d’accueil privilégié pour des études pluridisciplinaires relevant en particulier de deux axes privilégiés (les cycles biogéochimiques et la biodiversité) et d’une thématique transverse sur les capteurs environnementaux (développement / qualification / benchmarking).
Outre des facilités logistiques liées aux diverses conventions passées par l’Andra avec les municipalités concernées et avec les propriétaires, les recherches bénéficieront :

  • de sites d’expérimentation instrumentés
  • de réseaux multifactoriels d’observation et d’inventaires couvrant la flore, la faune (2000 points de suivi), les productions agricoles et la  qualité physicochimique et biologique des sols (une centaine de points de suivi) et de l’eau (une quinzaine de stations). L’ensemble correspond à ce stade à l’acquisition de l’ordre de 85000 données /an
  • de stations de mesure des flux de matières et d’énergie entre le sol, l’eau, l’air et la biosphère dans les écosystèmes forestiers et agricoles
  • de stations de suivi du milieu aquatique distribuées sur 3 bassins versants
  •  de placettes expérimentales pour l’étude de la réponse des écosystèmes aux forçages (parcelles expérimentales dédiées à la manipulation des écosystèmes)
  • d’une station atmosphérique dédiée au suivi climatique, au suivi de la qualité de l’air et aux prélèvements d’échantillons d’air et de particules
  • de moyens informatiques pour le stockage et l’indexation des données et des échantillons
  • d’enquêtes et entretiens auprès des exploitants agricoles et autres acteurs locaux, un suivi des pratiques agricoles et sylvicoles ; d’observatoires territorialisés des pratiques agricoles et sylvicoles, du paysage et du contexte socio-économique

Le SOERE OPE est associé à l’OSU Lorrain et travaille déjà avec une trentaine de partenaires issus d’unités de recherche (Inra, CNRS, CEA, Universités de Nantes, de Lorraine, de Pau), d’organismes (Onema, MNHN, LNE), d’associations ou de fédérations départementales et régionales, de chambres consulaires, d’agences et d’industriels impliqués dans la caractérisation de l’environnement.
Il lui sera associé une écothèque, banque de stockage à long terme d’échantillons cryogénisés , surgelés et en sec de différentes composantes des écosystèmes : air, sol, eau, végétaux, sédiments, organismes vivants. Elle est opérationnelle depuis 2013 et complètera ce dispositif pour assurer la mémoire de l’environnement : suivre, documenter, archiver l’évolution de la qualité des milieux permettre l’analyse rétrospective d’échantillons en fonction de problématiques environnementales émergentes, tout en tenant compte de l’évolution des techniques analytiques.

Principaux objectifs scientifiques

Sur le territoire de l’OPE et de son secteur de référence, les observations, mesures, analyses et études doivent permettre :

  • l’étude du fonctionnement des écosystèmes (transferts et échanges de matière et d’énergie, fonctions biologiques et relations biotiques-abiotiques) de l’échelle de la parcelle au bassin versant
  • la mise au point d’indicateurs et le développement de capteurs environnementaux
  • la détection des évolutions environnementales à long terme
  • la caractérisation des contributions relatives du changement climatique, des évolutions socio-économiques (pratiques agricoles et sylvicoles) et des activités industrielles de la zone à ces évolutions
  • la caractérisation des sensibilités et vulnérabilités des écosystèmes à ces perturbations et les incertitudes associées

Responsables

Patrick LANDAIS, Directeur Scientifique de l’Andra, Directeur de Recherche CNRS, assisté d’Elisabeth LECLERC, Service Observation et Surveillance, ingénieur agronome, activités de recherche en radioécologie, pédologie, biogéochimie.

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