RESIF : Réseau sismologique et géodésique français

Résif va permettre d’observer et de comprendre la dynamique de la Terre des plus grandes profondeurs à la surface ; de mesurer et prévoir les mouvements du sol lents ou rapides, d’origine naturelle ou artificielle ; leurs implications environnementales pour l’homme et ses activités.

Objectifs Scientifiques

Les défis scientifiques futurs posés par l’exploitation des ressources et le développement d’activités humaines durables et compétitives nécessitent un équipement performant de mesure et d’observation de la terre, de ses mouvements, de ses richesses et des risques naturels. Cet équipement – s’appuyant sur des moyens terrestres et spatiaux – doit allier une très haute densité de mesure, une très haute résolution spatiale et temporelle et être capable de fournir rapidement des informations fiables à tous les acteurs publics ou privés.
Les chercheurs français, ayant été les pionniers des plus grandes avancées récentes dans les concepts et les techniques, sont mondialement reconnus dans ces domaines. Nous proposons de construire un équipement national, RESIF (Réseau sismologique et géodésique français), pour :

  • l’observation des structures de la terre depuis les plus grandes profondeurs jusqu’à la surface,
  • la mesure et la prévision des mouvements du sol qu’ils soient lents ou rapides d’origine naturelle ou artificielle,
  • les implications environnementales qu’ils induisent pour l’homme et ses activités.

Instrument d’excellence, RESIF s’intègre aux dispositifs européens et mondiaux.
Cet effort d’observation accru des processus de déformation dans le cadre de RESIF permet une meilleure appréhension des risques naturels (séismes, volcans, glissements de terrains,…) qui en découlent. Ceci se concrétisera par exemple à travers le développement de méthodes de suivi du milieu naturel et de prévision de risques, lesquelles pourront notamment avoir un impact sur l’aménagement du territoire. Par ailleurs, les études crustales fines, permises par RESIF, contribueront à l’identification de ressources naturelles et le suivi des sites. Des secteurs tels que la géothermie, les nappes phréatiques ou encore le stockage du CO2, particulièrement cruciaux dans le contexte environnemental actuel, en bénéficieront directement.
RESIF est inscrit dans la feuille de route des Très grandes infrastructures de recherche du Ministère de la Recherche et il s’intègre dans l’infrastructure européenne European Plate Observing System EPOS. Le projet RESIF bénéficie également du soutien du Ministère de l’Ecologie, du Développement durable, du Transport et du Logement, de projets Interreg de l’Union européenne, et des collectivités territoriales.
Le Soere RESIF porte plus particulièrement sur deux nouveaux éléments de RESIF : la construction d’une antenne sismologique pour mesurer la déformation du sol sur une large gamme de fréquences et la mise en place du système de validation, distribution et archivage des données de cette antenne.

Porteurs du projet

RESIF est construit en partenariat, sous forme de consortium, entre les organismes et des établissements de recherche français qui étudient la Terre interne. Les Observatoires des Sciences de l’Univers, implantés sur tout le territoire, sont des acteurs importants du projet, en étroite collaboration avec les universités et les collectivités locales. RESIF et le Soere RESIF sont coordonnés par Helle Pedersen, chargée de cette mission par le CNRS-Insu pour le compte du consortium.

Partenaires du Consortium RESIF

Centre national de la recherche scientifique CNRS (http://www.cnrs.fr)
 Institut national des sciences de l’univers INSU (www.insu.cnrs.fr/)
 Bureau des recherches géologiques et minières BRGM (www.brgm.fr)
 Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives CEA (www.cea.fr)
 Centre national d’études spatiales CNES (www.cnes.fr)
 Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer IFREMER (www.ifremer.fr)
 Institut géographique national IGN (http://www.ign.fr)
 Institut de physique du globe de Paris IPGP (http://www.ipgp.fr)
 Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire IRSN (http://www.irsn.fr)
 Institut de recherche pour le développement IRD (http://www.ird.fr)
 Laboratoire central des ponts et chaussées LCPC (http://www.lcpc.fr/)
 Observatoire de la Côte d’Azur OCA (http://www.oca.eu)
 Université Joseph Fourier Grenoble UJF (http://www.ujf-grenoble.fr)
 Université Paul Sabatier Toulouse III UPSIII (http://www.ups-tlse.fr)
 Université de Strasbourg UNISTRA (http://www.unistra.fr)

Participants au projet

Université Blaise Pascal Clermont Ferrand (http://www.univ-bpclermont.fr)
 Université de Montpellier (http://www.univ-montp2.fr)
 Université de Nantes (http://www.univ-nantes.fr)
 Université de Nice (http://www.unice.fr)
 Ecole et observatoire des sciences de la Terre EOST (http://eost.unistra.fr/)
 Observatoire Midi-Pyrénées OMP (http://www.obs-mip.fr)
 Observatoire de physique du globe de Clermont-Ferrand (www.obs.univ-bpclermont.fr)
 Observatoire de recherche Méditerranéen de l’Environnement OREME (http://www.oreme.univ-montp2.fr)
 Observatoire des Sciences de l’Univers de Grenoble OSUG (http://www.obs.ujf-grenoble.fr)
 Observatoire des Sciences de l’Univers Nantes Atlantique OSUNA (http://www.osuna.univ-nantes.fr)
 Institut Universitaire Européen de la mer IUEM (http://www-iuem.univ-brest.fr)
 Observatoire de Haute Provence OHP (http://www.obs-hp.fr)

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