ROSEA - Réseau d’observation pour la surveillance et l’exploitation de l’atmosphère

Le Soere ROSEA coordonne un ensemble d'observatoires original sur la dynamique, thermodynamique et l'eau atmosphérique, à partir de 5 observatoires atmosphériques français.

Les observatoires ROSEA ont une triple fonction : surveillance, exploration, soutien à l’enseignement.

Cinq observatoires de recherche atmosphérique français

  • SIRTA : Site Instrumental de Recherche par Télédétection Atmosphérique
  • CO-PDD : Cézeaux-Opme-Puy De Dôme
  • OPAR : Observatoire de Physique de l’Atmosphère de la Réunion
  • OHP : Observatoire de Haute Provence
  • OAP : Observatoire Atmosphérique des Pyrénées

Ces cinq observatoires multi-instrumentés sont des lieux de convergence de l’observation atmosphérique scientifique pour la recherche sur les processus physiques et chimiques depuis la surface, dans la couche limite, la troposphère libre, ainsi que la stratosphère. Ils offrent des services d’observation de l’atmosphère nationaux et internationaux, accueillent des campagnes de mesures et soutiennent l’enseignement expérimental sur l’atmosphère et le climat.

Ces cinq observatoires sont des structures établies, fonctionnant grâce à des équipes dédiées et expérimentées. Ils sont soutenus par une communauté scientifique nationale et internationale.
Deux observatoires (SIRTA et CO-PDD) sont déjà labellisés comme « sites d’expérimentation nationaux ». OPAR et OHP disposent d’unités mixtes de service dédiées. OAP est rattaché à l’Observatoire Midi-Pyrénées.
Le réseau ROSEA est également ouvert à des observatoires atmosphériques dont les finalités scientifiques et les techniques mises en œuvre sont proches (par ex. Site Andra de l’OPE à Bure, site du Cap Corse).

Un incubateur d'actions thématiques transverses

ROSEA est un incubateur d'actions thématiques transverses basées sur les équipements existant au sein des observatoires et sur les compétences scientifiques des équipes de recherche et des laboratoires associés aux stations. Ce Soere propose de coordonner trois chantiers scientifiques transverses :

  • Les observations sur l’eau atmosphérique (vapeur d’eau, nuages), un élément majeur dans l’incertitude des rétroactions climatiques
  • une contribution française aux enregistrements climatiques de haute qualité dans la troposphère et la basse stratosphère pour GCOS et GAW
  • une surveillance de flux atmosphériques transfrontaliers entrants et sortants lors d’évènements majeurs affectant le territoire national, par télédétection active et observatoires en altitude.

ROSEA propose également de coordonner des chantiers « techniques » transverses déclinés sur quatre grands axes :

  1. La démarche qualité qui comprend la stratégie d’observation, les protocoles de mesures, les contrôles de la qualité des données et l’algorithmique.
  2. Chantiers instrumentaux : on peut définir deux catégories d’instruments, ceux développés et commercialisés par des industriels et ceux développés par les laboratoires. Parmi ces derniers, des expertises très spécifiques sur les lidars, radars et radiomètres peuvent être mutualisées. Pour les instruments commerciaux, l’expertise à partager concerne surtout la maintenance des instruments, leur amélioration en collaboration avec le constructeur et l’algorithmique.
  3. Gestion des données : la gestion de données uniques, irremplaçables, comprend de nombreuses étapes de l’acquisition à la distribution, en passant par le stockage, formatage, indexage, visualisation, etc. Le savoir-faire pourra être partagé entre les experts des observatoires, mais également avec ceux de centre de données nationaux. Un travail d’harmonisation sera également fait sur l’exploitation des données pour la validation satellite et l’évaluation de modèles atmosphériques.
  4. Enseignement et valorisation : il s’agit notamment de formations transverses de personnels techniques, de coordination d’enseignement.

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