Sciences de l’eau

Transversalités

De nombreux défis sont donc à relever en matière de recherche et d’innovation, avec une capacité à proposer des solutions techniques, sociales, réglementaires et économiques innovantes. Ils nécessiteront une recherche interdisciplinaire et intégrée, incontournable, afin d’aboutir à :

  • Une compréhension globale des mécanismes et dynamiques de ces systèmes complexes que sont les socio-hydro-écosystèmes
  • Une capacité d’adaptation, de gestion, d’anticipation et de prévention des risques, et de remédiation

La recherche interdisciplinaire attendue doit non seulement articuler les connaissances en écologie, géosciences (sol, hydrologie et hydrogéologie), géographie, sciences sociales et économiques, technologie… Et cela, dans une dimension spatio-temporelle et éminemment territorialisée. Elle doit aussi favoriser le décloisonnement des politiques de l’eau et répondre aux défis sociétaux (alimentation, compétitivité industrielle, santé, urbanisation, mobilité, énergie). Ceci crée un certain nombre de « nexus » que la recherche doit permettre de mieux prendre en charge. La dimension de l’innovation, qu’elle soit écosystémique, technologique ou organisationnelle, est importante en termes d’outils pour la recherche, mais aussi de développement de services pour l’action opérationnelle.

Nous devrons en particulier mieux anticiper les évolutions des systèmes qui régulent les eaux de surface, les eaux souterraines et les écosystèmes aquatiques. Cette anticipation nécessite d'améliorer les connaissance des nombreux facteurs (le climat et son évolution, l’adaptation des modes de production agricole, les dynamiques d'urbanisation, le comportement des polluants dans les différents compartiments…) conditionnant l’état des ressources en eau, des milieux aquatiques et de leurs usages.
L’amélioration de cette capacité de prédiction est indispensable pour aider à décider, en connaissance de cause, des stratégies les plus appropriées pour préserver les ressources et les milieux (par des usages des sols et activités humaines appropriés, des restrictions des prélèvements en eau, la réduction des pressions et émissions polluantes), pour réduire les risques (aléas et impacts liés aux sécheresses, inondations, coulées de boues, submersions, risques santé-environnement…), pour restaurer les écosystèmes terrestres et aquatiques (dépollution, restauration des milieux, gestion active des aquifères, réutilisation des eaux, etc.).

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